22 mars 2009
Du bon usage des plantes.
Comme vous ne pouvez plus l'ignorez si vous avez lu les pages précédentes, nous avons, dans notre nid, de sérieux problèmes avec les voisins. C'est même à cause (grâce ?) d'eux que j'ai refait mon apparition dernièrement, pour pouvoir exprimer sainement ma colère et mon incompréhension (c'est-à-dire pour me libérer de cette furieuse envie que j'ai parfois d'aller leur casser la g...). Le fait est qu'ils ne sont pas seuls en cause, l'isolation phonique de notre immeuble étant plus que défaillante.
C'est à tel point que, profitant d'un passage en urgence chez le médecin vendredi soir (eh oui, je suis maladeuuuuhhhh, complèèèèètement maladeuuuuuhhhhh...), Chouchou en a profité pour obtenir des "inducteurs de sommeil" (des somnifères quoi...), entre autres choses.
Mais revenons-en à nos moutons.
Nous avons donc désormais à disposition nos petites pilules du bonheur (??), pour nous assurer des nuits plus tranquilles, et le repos que nous méritons bien. Soit des cachets à base de plantes, qui favorisent l'endormissement, soit la version plus "artillerie lourde", si l'option soft ne fonctionne pas assez bien.
Et depuis deux nuits, Chouchou prend ses petites pilules légères pour trouver le sommeil.
Oui mais...
CHOUCHOU RONFLE RONFLE...
Et quand il est sous cachetons, j'ai beau le secouer comme un prunier, pas moyen de le faire bouger. Adieu donc ma nuit de sommeil réparateur à moi, qui n'avait pas choisi de me faire aider par la médecine.
Comme une femme avertie en vaut deux (voire plus, je dirais...), hier soir, j'ai vu le coup venir, et j'ai décidé de prendre moi aussi les petites pilules magiques, version soft. L'idée, c'était : "mon coco, tu pourras bien ronfler, je ne t'entendrai même pas", et je me suis endormie bien aise de penser que cette nuit, ça y était, j'allais enfin pouvoir récupérer.
Oui mais...Chouchou ronfle... (enfin, oui, aussi, mais au début, c'était pas ça le problème...)
C'était sans compter qu'à 1h du matin, en venant se coucher peut-être (ne me demandez pas les circonstances exactes, je vous rappelle que je dormais profondément...), Chouchou a dû trouver particulièrement pénible les voisins du dessus, et s'est mis à cogner dans le mur pour les faire baisser d'un ton. Mur qui se trouve être juste derrière nos oreillers.
Je me suis retrouvée les yeux grand ouverts, le coeur battant la chamade, en me demandant ce qui se passe, et tout et tout...
Juste le temps d'entendre qu'en effet, le chat des voisins fait la fiesta au-dessus de nos têtes, et que son propriétaire doit être en train de tchater sur son pc ou de faire un jeu de no-life qui nécessite qu'on parle...
... et de me rendre compte que Chouchou, s'est tourné de l'autre côté du lit et s'est paisiblement endormi. Groumphhh...
Oui mais...
CHOUCHOU RONFLE RONFLE...
Impossible de me rendormir... J'ai bien dû le secouer pendant pas loin d'une heure, en lui disant de se taire, en espérant qu'il finirait par changer de position. Bernique.
Sauf qu'au bout d'un certain temps, j'ai dû secouer un peu plus fort, ou toucher un point plus sensible peut-être ? Toujours est-il que je l'ai vu se lever comme une furie et quitter la chambre...
Ca m'a pris près de deux heures pour retrouver le sommeil.
Et je l'ai retrouvé ce matin en train de dormir sur le canapé, et sans ronfler s'il vous plaît...
Au moins, j'ai d'ores et déjà testé les limites des inducteurs de sommeil à base de plantes... Cela dit, ça décontracte réellement, parce que dans une situation pareille et sans eux, j'aurais aussi sec fait un scandale à Chouchou...
21 mai 2007
A star is born...
Chouchou est un artiste. Vi, parfaitement. Et d'ailleurs, si je l'ai affublé du ridicule surnom de Chouchou, c'est par égards pour sa modestie légendaire et pour éviter les hordes de fans déchaînées sous nos fenêtres...
Chouchou est graphiste et oeuvre depuis quinze ans dans le monde merveilleux de Candy de l'audiovisuel. Il a réalisé des pubs, des bandes-annonces, la charte graphique de pleins de programmes que tout le monde connaît (genre : les gribouillis de "Un gars, une fille", c'est son écriture et son idée à lui... Il aime pô ça que je le dise, mais un quart d'heure de gloire de temps en temps, c'est bon pour le moral... naannn, pas tapeeeer...), des logos publicitaires et tout le tralala... A ses heures, il fait aussi de la photographie, et pour que je lui foute enfin la paix, il a même conçu en un tour de main ma mâââgnifique bannière... (Chouchou tout puissant, que Ton Nom soit sanctifié, que Ta Volonté soit faite... ) A y'est, c'est bon, je l'ai dit, tu peux lâcher ce couteau maintenant siteplé ????
Trève de plaisanteries...
Dans le monde merveilleux de Candy de l'audiovisuel, il y a des jours où ça ressemble plutôt à un gang de requins... Et donc, un jour où il faisait gros temps chez cette espèce en voie de disparition que sont les intermittents du spectacle, Chouchou s'est retrouvé passé par-dessus bord, poussé sans le faire exprès par deux abrutis notoires collègues incompétents qui briguaient la place (aidés sans le savoir par Madame V., mais c'est un autre sujet...), et dont tout le monde se plaint aujourd'hui. Z'aviez qu'à y penser avant !!!
Pas complètement fâché de pouvoir profiter de l'occasion qui lui était offerte de quitter la trépidante vie parisienne, Chouchou est donc retourné à ses racines, avec l'ambition de créer sa propre structure dans une ville où, n'en déplaise aux jeunes étudiants des BeauZarts et autres Zécoles de design du coin, le talent et l'expérience sont rares... Ici, on se contente d'un Pas Terrible, fait avec du Pas Grand'Chose...
Mais creuser son trou, et se refaire un nom, dans ce milieu où tout évolue à la vitesse de l'éclair, ce n'est pas chose facile... Alors, comme je n'en suis pas encore au stade où je peux l'aider en rérpondant aux appels téléphoniques passés par des clients étrangers dans mon perfect english, je lui fais un peu de pub avec ce que j'ai sous la main...
Alors donc, braves gens de la blogosphère qui passez sans me voir par ici, si le coeur vous en dit, cliquez sur ce lien et admirez... Vous avez même le droit de vous inscrire sur le site (ça ne coûte rien et ça n'envoie pas de pubs intempestives...) pour voter pour l'une (voire même plusieurs) des photos présentées par Chouchou dans le cadre d'un concours organisé par les excellentissimes professionnels de chez Canon (d'ailleurs, chers messieurs, pour la pub que je suis en train de vous faire, un p'tit remerciement en nature serait pas de refus, genre le dernier numérique de la gamme pro, un truc dans ce genre, quoi... Allez, soyez sympas....!). Ce sont les professionnels qui votent, mais les internautes peuvent aussi participer...
Allez, tous à vos mulots !!!
Edit : à la demande expresse de Chouchou, je tente un aperçu des quelques-uns de ses derniers clichés... Mais que ça ne vous dispense pas de voter pour lui hein...!!! (A y'est, c'est fait, tu veux bien arrêter de me tordre le bras dis, siteplé, sois sympa, d'accord, tu auras un massage, voui, tout ce que tu veux, mais lâââââches mon bras...)
31 janvier 2007
La peste soit des accoudoirs...
Il était une fois un TRES confortable fauteuil de bureau, recouvert d'un tissu anthracite très sobre, avec un dossier spécialement étudié pour l'ergonomie du dos, qui trônait, fort aise, dans le salon, face à son inséparable ami le bureau. Tous deux avaient été trouvés ensemble par Dame Greluche dans une boutique spécialisée, et coulaient depuis des jours heureux, inséparables l'un de l'autre...
Quand, un sombre jour, l'ogre Chouchou eut l'envie d'accaparer le pauvre petit fauteuil...
Pourtant, l'ogre Chouchou avait lui-même un fauteuil quasi identique, avec un dossier ergonomique, un magnifique tissu bleu, une position "repos" (indispensable pour tout ogre Chouchou qui se respecte...), et... des accoudoirs ! Un magnifique fauteuil donc, digne d'un ogre PDG, qui était lui-même inséparable d'un grand bureau de style non moins PDG...
Or donc, un sombre jour, l'ogre Chouchou décida que, pour la pratique régulière de sa guitare éléctrique (soit, au bas mot, une fois par mois, les mois de pratique intensive...), ce magnifique fauteuil de PDG ne pouvait certainement plus convenir à son pédégesque postérieur, à cause d'une paire d'accoudoirs non amovibles, qui entraient en conflit permanent avec le manche de la guitare...
L'ogre Chouchou, l'appétit aiguisé par la présence du beau fauteuil anthracite dans le salon voisin, se para alors de ses plus beaux atours (ce modèle d'ogre n'utilise pas de grands couteaux pour parvenir à ses fins... Ceci est une discrète allusion destinée à madame V. ...) pour demander à Dame Greluche qui, justement, était en train de travailler confortablement installée, si par le plus grand des hasards, elle n'accepterait pas de lui prêter TEMPORAIREMENT ledit fauteuil, afin de faire oeuvre de charité en permettant à son ogrounet de travailler de l'instrument en toute quiétude...
Ce, qu'en bonne greluche, elle accepta. (Damned !!)
Mais l'ogre Chouchou a plus d'un tour dans son sac, et la guitare une fois rangée (c'est-à-dire environ dix minutes plus tard...), il décida de s'emparer DEFINITIVEMENT du pauvre fauteuil anthracite, qui ne pouvait se défendre de ce féroce appétit, n'ayant point les accoudoirs pour ce faire...
Dame Greluche, assise depuis dans le fauteuil bleu, sentant bien ce dernier protester contre cette déchéance et se lamenter de l'absence de son compagnon le bureau de PDG, et se doutant, en son for intérieur, que le pauvre fauteuil anthracite devait, lui aussi, se lamenter de la perte subie (et du poids du pédégesque postérieur), tenta donc une percée dans l'antre de l'ogre Chouchou, afin de secourir son pauvre fauteuil. Elle expliqua donc que, non, décidément, les accoudoirs non amovibles du fauteuil bleu ne pouvaient convenir à son petit bureau, et qu'ils l'empêchaient, elle, Dame Greluche, de s'approcher assez prêt dudit bureau pour pouvoir y travailler confortablement. Qu'en conséquence, et puisque la guitare était rangée depuis plus de huit jours dans son étui, il ne devait pas y avoir d'obstacle au retour de chacun des fauteuils dans son environnement d'origine, auprès de leurs frères respectifs...
L'ogre Chouchou, solidement arrimé au pauvre fauteuil anthracite, décréta que c'était un faux problème, et qu'il suffisait, pour se rapprocher du bureau, d'abaisser la hauteur du siège, ce qui serait d'ailleurs bien meilleur pour Dame Greluche, souffrante du dos et des épaules...
Bien décidée à faire triompher le Bien et à se débarrasser de ces foutus accoudoirs, Dame Greluche imagina donc un stratagème pour venir à la rescousse du pauvre fauteuil anthracite qui continuait de ployer sous le pédégesque postérieur gémir de solitude... L'ogre Chouchou étant sensible à la bonne chère, elle lui enjoignit de leur préparer, pour le repas du soir, un succulent gratin qui devait nécessiter, pour le réussir, la plus grande attention. L'ogre Chouchou ainsi accaparé par la confection de son dîner, au fin fond de la cuisine, Dame Greluche, frôlant les murs en toute discrétion, atteignit sur la pointe des pieds l'antre de son ogrounet, ayant emportée avec elle, cahin caha, le grand fauteuil bleu, lissant ses accoudoirs de joie à l'idée de retrouver son frère. L'échange ainsi opéré, elle repartit vers le salon avec le fauteuil anthracite, qu'elle recouvrit d'un plaid pour le dissimuler aux regards de l'ogre Chouchou, et qu'elle rangea bien sagement sous le bureau, ni vu ni connu... Quand l'ogre Chouchou s'aperçut, plus tard, de la supercherie, elle lui répondit, droite dans ses bottes de greluche, que, s'il n'était pas satisfait de SON fauteuil à accoudoirs, il lui suffisait de prendre un tournevis pour les démonter...
Moralité : après l'appui, vient l'beau temps...







