04 novembre 2007
Interruption momentanée.
Bon, les commentaires inquiets ne se sont pas bousculés, mais il en sufit parfois d'un...
Faute de temps, je n'arrive plus à aligner deux mots sur ce blog, et j'avoues avoir connue la panne sèche pour ce qui est de l'inspiration. Je ne tiens pas non plus à ce que tous mes posts concernent le comportement - toujours aussi tordu, je vous rassure - de madame V., et ça commençait à devenir trop... prédominant à mon goût.
Je reprends ma thèse, j'ai des projets en vrac avec l'espoir de les concrétiser sous peu, et dont je ne parlerai pas par superstition, ou par excès de prudence / peur d'une déception.
Puisqu'il paraît que la trêve hivernale est déclarée, je m'engouffre dans la brèche, et je déclare officiellement mon blog en période d'hibernation, le temps au moins d'en retrouver, du temps !!
11 juin 2007
Mimi est débordée...
Mes amis, vous n'allez pas le croire, je sors d'une semaine de vacances. Si si... Et c'est pas la peine de commencer à me houspiller parce que depuis dix malheureux jours, je n'ai pas écrit la moindre blog-note, alors que j'étais sensée avoir tout le temps pour ça...
Parce que, voyez-vous, je n'ai pas eu une minute à moi. Et que c'est aujourd'hui seulement, alors que je reprends mon boulot à 9h50 demain matin, que je peux envisager sérieusement d'écrire une bricole avant de me mettre à rédiger mes cours pour la rentrée prochaine.
Et non, si je n'ai pas eu le temps de blog-noter, ce n'est pas parce que je me suis laissée dépasser par une flemmingite aigüe qui m'aurait collée sous la couette jusqu'à pas d'heure tous les jours. J'entends bien les mauvaises langues qui essayent de vous convaincre du contraire... tss tss, pas de ça chez moi.
Parce qu'en fait de vacances, la semaine dernière a été le plus grand marathon auquel Chouchou et moi-même nous soyons livrés depuis longtemps... Et, en l'occurrence, c'était une première pour l'un comme pour l'autre dans ce domaine précis : le Congrès Archéologique de France.
Le Congrès Archéologique de France, bande d'incultes, chers amis, se réunit une fois par an dans une région différente de France sillonnée, pendant six jours, par un nombre variable mais toujours conséquent de congréssistes particulièrement passionnés par la culture et le patrimoine national. Chaque journée comprend en moyenne quatre visites de sites et monuments "remarquables", selon l'expression consacrée, sous la houlette des (paraît-il) plus grands spécialistes des lieux présentés. Je dis "paraît-il", parce que j'ai eu la chance de présenter deux sites, et que je ne me considère décidément pas comme leur plus grande spécialiste... (mais vous m'direz, les autres sont peut-être déjà tous morts..., allez savoir...). A l'issue du Congrès, les présentations d'édifices sont regroupées et développées au sein d'une publication considérée comme haut-de-gamme. Dans deux ans et pas avant, d'accord, mais quand même.
Et donc, entre les visites, conférences, remises de prix, déjeuners (en terrasse, parce que OUI, il fait beau chez nous !), préparation de mes propres interventions, stress pré-conférence et déplacements aux quatre coins du département, je n'ai pas eu le temps de m'apercevoir que j'étais en vacances... Un comble, moi qui les attendais depuis Noël...
Mais, cela dit, le jeu en valait la chandelle. Je retourne chez Zzzzz... avec un ego regonflé à bloc (ça va pas plaire à ma patronne, c't'affaire...), tant les compliments sur mon travail se sont multipliés pendant la semaine.
Je ne sais pas quel est le domaine d'activité de la plupart d'entre vous, ô lecteurs (que votre nom soit sanctifié, que votre volonté soit faite), mais peut-être, au cours de vos études, ou de votre formation, ou peu importe dans quelles circonstances, avez-vous eu des sortes de "maîtres à penser", ou tout au moins, des "références" incontournables...
Dans mon cas, il y avait une poignée de noms, écrits sur la couverture de quelques gros ouvrages placés en tête des bibliographies que nous remettaient nos profs en début d'année universitaire. Avec un bref résumé de leur cursus en quatrième de couverture. Des parcours qu'en fermant les yeux, j'imaginais fort bien reproduits, dans un avenir lointain, sur un papier glacé où trônait en grands caractères mon propre nom (quoi ? Qui n'a jamais rêvé d'un truc de ce genre me jete la première pierre, hein !!).
Et bien, je vous le dis, quand soudain, vous pouvez mettre un visage sur ces noms (ces mêmes noms qui vous ont pourtant fait souffrir il y a quelques années, rappelez-vous, quand il fallait ingurgiter les 650 pages de texte que leur talent et leur savoir avaient transformées en incontournables pour les partiels et l'examen de fin d'année...), et que ces visages se tournent vers vous en souriant et en disant (même à Chouchou, qui recueillait les compliments à ma place !!) "Cette fille a du chien, elle ira loin"..., d'un seul coup, vous savez que vous auriez bien tort de ne pas persévérer...
08 janvier 2007
Le syndrome de la page blanche.
Pour cause de préparation de concours en fin d'année dernière, j'ai dû interrompre un petit travail qu'on m'avait demandé pour participer à un ouvrage de mélanges, destiné à un honorable confrère de l'Université parti en retraite en juin dernier. Le sujet est fixé depuis longtemps, les recherches bouclées (depuis trois jours, mais quand même...) et la bestiole (30 000 signes, arghh!) est à rendre pour le 31 décembre 2006... Ben si, z'avez bien lu... Bon, j'ai assuré mes arrières en prévenant les organisateurs que j'aurais du retard et des circonstances atténuantes, mais voilà, nous sommes le 8 janvier, et le premier mot de la première ligne du premier paragraphe n'est toujours pas écrit... Page blanche, panne totale d'inspiration... Parce que ce n'est pas le tout d'aligner des données impeccables et irréfutables en bonne scientifique, encore faut-il les présenter d'une manière agréable, dynamique, captivante... Eh ben, c'est pas gagné...
Ce matin, je me réveille donc pimpante à 7h30, bien décidée à avancer ce p***** d'article, même à sacrifier mon cours de clarinette de ce soir pour le boucler dans les plus brefs délais (mais pas ma pause de 16h avec Fanette, faut pas abuser... et puis, qu'est-ce que c'est que 20 pages...??).
Pourtant, les conditions ne sont pas les meilleures... Je vous brosse le tableau : il pleut des chats et des chiens, comme disent nos amis britanniques (et je préfère ça à la vache qui pisse...), il fait presque nuit et la lumière doit rester allumée sinon on y voit goutte ; j'ai affronté au p'tit-dej une énième crise d'allergie (oui, je suis une allergique aux changements de température... passer de dessous la couette à la cuisine moyennement chaude, ça ne me vaut rien...)qui me vide à chaque fois mes batteries en dépit d'un traitement soi-disant efficace (pouf pouf pouf...) ; et pour couronner le tout, Chouchou s'est mis à préparer une rougaille saucisse "light" (Chouchou est LE cordon-bleu de la maison, mais il surveille aussi sa ligne...), qui embaume tout l'appartement et fait se creuser mon estomac... Bref, malgré tous ces obstacles, je me dis que je vais y arriver. D'ailleurs, ai-je le choix ? Les soldes commencent mercredi, ce qui signifie que je bosse tard demain soir pour l'étiquettage, et que le reste de la semaine s'annonce chargé en heures sup'. En résumé, j'ai jusqu'à 15h demain pour faire avancer le schmilblick... Même pô peur...
Sauf que voilà, il est exactement 10h42, et... rien. Nada, niente, nothing... Toutes mes notes sont proprement étalées sur le bureau, le plan de l'article est posé à côté de moi, et rien ne sort... L'angoisse... Si quelqu'un parmi les gens de l'Internet mondial (J'emprunte l'expression à Alinéa, il faut rendre à César ce qui lui appartient...) a un remède miracle pour ce genre de pathologie, je suis preneuse !
30 décembre 2006
Miss Marple mène l'enquête...
Suite de mes tribulations de surdiplômée...
Petit coup de téléphone juste avant de partir en vacances, passé par un membre du jury que je connais(médiéviste comme moi, et membre du corps enseignant de l'Université comme moi...) : donc voilà, bilan des courses, j'étais visiblement très bien placée... même la meilleure au classement à l'oral d'anglais, incrédibeule !!! Mais (beh oui, y'a toujours un mais quelque part dans ce genre de situation), le jury avait opté de toute façon pour quelqu'un qui avait déjà exercé ce poste auparavant (soit quatre candidats potentiels sur la cinquantaine du départ), de façon à ne pas avoir à le former au préalable... C'est bien ce qui ressortait des questions posées à l'entretien : "mais vous n'avez pas une expérience intime des collectivités territoriales, n'est-ce pas ?" (j'aime bien le "n'est-ce pas" qui ponctue généralement ces questions...). Ben non, tête de noeud monsieur le Président du jury, je suis une UNIVERSITAIRE môa, je connais le terrain comme ma poche parce que c'est celui de mon sujet de thèse, et je n'ai de contacts avec les institutions (pardon, les Institutions...) que quand cela est utile à mes recherches. Mais comme je ne suis pas fonctionnaire, on ne peut pas dire que je les connais intimement, les Institutions en question. Sauf que je connais quand même tout leur historique, les textes de loi qui les régissent, ce à quoi elles servent, et comment elles sont reliées entre elles... Mais bon, la question c'était plutôt : "vous n'avez aucun membre de collectivité territoriale dans votre carnet d'adresses... n'est-ce pas ?" Décidément, je ne sais pas soigner mes relations, moi... Tiens, il faudra qu'à l'occasion, je fasse un billet sur une incapable que je connais qui s'en sort hélas fort bien (pour l'instant) parce que la seule chose qu'elle sache faire, c'est soigner ses relations...
Bref, de retour de vacances épuisantes bien méritées, je me suis décidée à mener l'enquête pour savoir qui a obtenu le poste convoité. Logique : si c'est un animateur qui est recruté (ah ben oui, on va pas dire "reçu" à ce stade...), il va donc laisser sa place là où il se trouvait jusqu'à présent... Si mes sources sont fiables, ça signifie nouveau recrutement en septembre, et donc, du temps pour commencer dès maintenant à préparer d'arrache-pied ce nouveau concours, en comblant mes lacunes, c'est-à-dire... en travaillant mon carnet d'adresses !
19 décembre 2006
Sceptique.
Ce matin, en prenant mon petit dej, j'écoute notre cher ministre actuel délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche interviewé à la radio... Qui explique posément que, quand on est très diplômé, chercheur, et qu'on sort d'une université prestigieuse comme la Sorbonne, dont la réputation est internationale (et bla bla bla...), on n'a absolument AUCUN problème pour trouver du travail, et que, si on n'en trouve pas, c'est qu'on ne doit pas bien chercher... Gasp... J'ai failli recracher mes tartines...
Mon cher monsieur le ministre délégué, permettez-moi de réajuster vos propos... Il se trouve que je suis moi-même très diplômée, chercheuse (et à l'heure actuelle, surtout chercheuse d'emploi d'ailleurs...), et que je sors de la si vieille prestigieuse Sorbonne avec ma ribambelle de mentions "très bien"... J'ai publié des articles, participé à des ouvrages collectifs, présenté des conférences, je suis même chargée de cours à la fac, au rythme de quatre heures de cours par semaine (énooooorme!!). Malgré ce cv inadapté irréprochable, l'Université (j'aime bien ce talent des universitaires pour y mettre un U majuscule...), l'Université donc, ne peut me proposer aucun autre statut, parce qu'elle n'a pas le budget nécessaire (celui que vous lui accordez donc...). Toutes mes publications font de moi une spécialiste reconnue du microcosme des historiens d'art médiévistes, mais il ne s'agit que de bénévolat, puisqu'il n'y a pas davantage d'argent pour espérer rémunérer les auteurs (cf. parenthèse précédente...). Et quand je fais valoir mes diplômes lors des recrutements auxquels je me présente, on me rétorque que je suis "trop universitaire" (oui, ça m'est resté en travers de la gorge, c'est très net...), ou, pour le formuler différemment, trop chère diplômée. Dans ces conditions, permettez-moi, mon cher monsieur le ministre délégué, de me montrer pour le moins sceptique à l'écoute de vos propos. En attendant qu'un employeur fou éclairé prenne en compte mes compétences de brillante étudiante de la Sorbonne, je trime à temps partiel dans une boutique de fringues où l'on me paye en dessous du smic alors que les résultats du groupe sont constamment à la hausse pour la seule France, sous l'autorité de responsables certes pénibles gentilles, mais dont je corrige en permanence les fautes d'orthographe. Dites-moi, cher monsieur le sinistre délégué, alors que je coche toutes les cases de vos recommandations, comment expliquez-vous que ça NE MARCHE PAS ?????
15 décembre 2006
Allo... Docteur ? C'est la Noiraude...
... Qu'est-ce qui se passe encore ???
Après tout ce travail de préparation de concours, s'entendre dire qu'on ne vous prend pas parce que vous êtes "trop universitaire"... ça reste un peu en travers de la gorge, même quand on a conscience de ne pas avoir fait forcément des prestations orales d'une qualité exceptionnelle...
Donc résumons : diplômée Bac+5 en histoire de l'art, plusieurs publications et conférences à mon actif, chargée de cours à la fac depuis 4 ans... Quelque soit l'endroit où je postule, j'ai au choix, trop de diplômes ou pas assez d'expérience. Résultat, pour assurer le quotidien, je bosse comme vendeuse dans une boutique de prêt-à-porter, où je m'ennuie à mourir, et dont je n'arrive pas à me sortir, au grand dam de la direction qui commence à me trouver "trop vieille" pour ce travail (à 32 ans, ça fait TRES plaisir...).
Il y a des jours où je me dis que je n'ai pas dû faire les bons choix professionnels... :0(
13 décembre 2006
Quand tout est fichu, il y a encore le courage (le retour)
Y'a des jours comme ça...
Aujourd'hui, je passais deux des trois oraux qui doivent devraient me permettre d'atteindre le nirvana poste convoité d'animateur du patrimoine. Rendez-vous donné dans un square avec le jury, ça fait des semaines que je bosse dessus, j'ai tout préparé dans mon petit cartable... J'ai mes crayons de couleur, mon cahier, mon... (non, c'est pas ça, je rembobine...)... J'ai mes fiches que je connais sur le bout des doigts, mon petit book d'illustrations pour la majorité des sujets sur lesquels on pourrait m'entreprendre, je suis allée sur place hier pour bien visualiser l'endroit et être à l'aise, autant qu'on peut l'être dans ce genre de situation... J'ai même repéré un ou deux porches bienvenus pour y abriter tout le monde en cas d'averse... Bref, je suis parée. Comme avant chaque examen, j'ai l'impression horriiiiiible d'avoir tout oublié, mais je sais que je sais.
Visiblement, je suis préparée à tout... sauf au pire. Et le pire, aujourd'hui, c'était de me retrouver devant huit ou dix membres du jury, à peu près tous inconnus, qui n'ont d'ailleurs pas pris la peine de se présenter. Visages fermés, silence total, aucune question, pas d'entrée en matière. Juste : "c'est à vous". Point. Et après, débrouilles-toi... Tu t'attends à une "mise en situation", voire à un "entretien", tu t'attends à pleins de choses (t'en as assez fait des cauchemars les nuits précédentes pour savoir que tu t'attends à un tas de trucs!), mais tu ne t'attends certainement pas à RIEN. Plouf ! sans la bouée...
Ce qui est sûr, c'est que j'ai dit des choses, dans l'improvisation la plus totale, puisque je m'attendais, quoiqu'il en soit, à un échange, et donc, je n'avais pas appris mon texte par coeur. C'était fouillis, mal construit, ça partait dans tous les sens et ça n'entrait dans aucun détail. J'étais debout à côté de moi, et je me voyais faire en me disant "c'est n'importe quoi..." Je n'ai même pas eu la présence d'esprit, à la fin, de leur demander s'ils avaient des questions à poser, alors que je le fais pourtant chaque semaine en TD avec mes étudiants de façon quasi automatique. Pitoyable...!
La bonne nouvelle (bah oui, quand même!), c'est que le second oral, par contre, aucun problème... Deux autres juges, souriants cette fois (c'est fou la différence que ça peut faire...), un petit speech en anglais qui a eu l'air de leur convenir (mais je me méfie...). Faut dire que le sujet était le même que pour l'oral précédent, alors j'avais eu le temps de cerner les problèmes... Tout petit coeff aussi, c'est pas ça qui me sauvera...
Mais c'est pas fini ! Demain matin, j'ai droit à mon entretien devant le même jury rayonnant que cet après-midi : parcours, motivation, projets, analyse de mon dossier de méthodologie... Je passe à la casserole, et c'est le plus fort coeff. Donc, je vais prendre mon courage à deux mains et à deux pieds pour rattraper mon "vautrage" en règle de tout à l'heure... J'suis motivée, yeaaahhhh....
04 décembre 2006
Stressée moi ?
Dans un quart d'heure, je pars pour l'écrit d'un concours que je prépare depuis quelques mois...
Même pas peur... (enfin, façon de parler...)






