07 mars 2009
Arrrrghhhhh !!!!
Mouais, j'aurais préféré revenir dans les parages pour autre chose qu'un gros coup de gueule, mais ce sera pour le prochain come-back.
Pas de bol.
Et puis, ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé d'EUX...
Les voisins...
Et j'aurais préféré ne jamais avoir envie d'en reparler.
Re pas de bol.
Je vous plante le décor :
Une fois n'est pas coutume, une gentille collègue de Z... m'a fait un planning sympa, avec mon samedi de repos. OUIIIIIIII ! Un samedi, à la maison, suivi d'un dimanche à la maison, et d'un lundi à la maison. Trois jours pour m'occuper de moi, tranquille... Enfin tranquille, ça c'était ce que j'avais espéré... Sauf que ça ne se vérifie pas actuellement. Snif.
Tout ça parce que, hélas trois fois hélas, nos voisins des deux appartements du deuxième étage sont là. TOUS.
Celui qui vit au-dessus du salon, et qui ne sait pas faire autrement que parler fort, déménager tout son mobilier en permanence et marcher sans quitter ses chaussures.
Et ceux qui vivent au-dessus de la chambre à coucher, accessoirement aussi mon bureau, et qui adorent passer leur temps devant une télé qui braille.
Pas décidés à aller passer leur week-end ailleurs pour profiter du beau temps. Merdum.
Donc, côté salon, pour couvrir Voisin n°1, Chouchou n'a pas trouvé d'autre option que mettre en route la chaîne hi-fi, et de faire s'égosiller notre ami Bruce [Springsteen] (oui, parce qu'on écoute ça tous les deux, personne n'est parfait...). Parce qu'il a la chance de pouvoir bosser avec ce genre de musique sans que ça le déconcentre.
Et côté chambre à coucher (et bureau, pour ceux qui suivent pas...), eh ben... j'ai la stéréo : la télé des voisins n°2 à gauche, le dernier Springsteen à droite... Et moi, je suis incapable de travailler autrement que dans le calme...
Quand je vous le disais : pas de bol. Encore obligée de me coller mes boules Quiès dans les oreilles, en espérant qu'elles y resteront bien en place, cette fois...
Manquerait plus que la proprio du rez-de-chaussée choisisse ce week-end pour faire des travaux dans son appart qu'elle n'arrive pas à relouer...
PS : je rends à César etc. L'illustration, trouvée via notre ami le Grand Gogole, est une création (si j'au bien tout compris...) d'un illustrateur, et vous pouvez la trouver dans son contexte original ici : http://blog.lardot-illustration.com/?p=27
09 juin 2008
Quand même, i' faut qu'j'vous dise...
Oui, parce qu'une nouvelle comme ça quand même...
La voisine (vous savez, celle qui laissait brailler sa télé jusqu'à pas d'heure toutes les nuits ??) a changé de travail... oui oui oui. Et d'horaires, par la même occasion. Oui, parce que, dans un sens, sa vie privée, je m'en contrefous un peu, il faut bien le dire...
Mais maintenant qu'elle est contrainte de partir bosser à 7h30 tous les matins, y'a plus de soirées télé qui tiennent... Résultat, elle est au lit à 10 heures presque tous les soirs... Et c'est pour nous un grand soulagement, je ne vous le cache pas... Même si ça veut dire qu'on peut s'asseoir sur nos éventuels grasses matinées, au moins, on sait qu'on peut espérer dormir du sommeil du juste jusque vers 6h30, et c'est déjà un grand bonheur...
Enfin, faut pas non plus trop s'extasier, on a encore d'autres voisins, nos ivrognes patentés, qui trouvent parfois bon de mettre la radio à fond sur les coups de 3h du matin, en hurlant "APPEEEEEEELLEEEEZ LA POLIIIIIIICE !!!!!". Beh oui, c'est ce qu'on fait, là, justement... Ce qui est très drôle, c'est que le commissariat, à l'autre bout du fil, entend comme nous, et apprécie l'idée à sa juste valeur... Je crois qu'on va avoir quelques jours de répit... lol !
Bon, pour l'instant, je n'en dis pas plus par superstition, et parce que rien n'est sûr, mais j'espère bien pouvoir envisager un déménagement avant la fin de l'année. Sinon, les adresses de psys dignes de confiance et non surfacturés seront les bienvenues...
20 mars 2008
Ben ça alors...
Alors ça... Depuis début novembre que je suis à peine venue mettre à jour (et encore !) mes p'tites lectures, que je n'ai plus le temps, ni de venir écrire sur mon bloug, ni d'aller lire ceux des autres, et je me rends compte qu'il continue à y avoir des visiteurs quo-ti-dien sur ma page !!!! Fichtre !
Bon alors, on va pas être trop émotif non plus hein... Une fois enlevés les visiteurs qui passent "par erreur" et ceux envoyés par le grand Gogole après avoir entré dans leur pécé une recherche sur le thème "vilaine grognasse", ou "fac d'art" (un tantinet plus sérieux celui-là hein ??), ou bien encore, tenant depuis longtemps le haut du pavé, "essoreuse à salade électrique" (si je vous assure, j'aurais jamais cru qu'autant de gens rêvent d'en avoir une...), on est bien d'accord, il ne doit plus rester grand monde...
Pour les (rares?) fidèles (et tenaces) qui viennent encore voir si par hasard, j'ai repris le cours de mes billets ici, outre un énOOOOOrme merci, je suis navrée de vous dire que le temps m'est toujours compté, et que je risque ne pas reprendre de si tôt. Priorité à ma thèse, que j'ai repris avec l'énergie du désespoir qui me manquait pour la première tentative. Mais vous serez les premiers informés de l'avancée de mes recherches, promis !!! A moins que madame V. ne me donne encore du grain à moudre, mais celle-là, depuis quelques temps, je la laisse à la place qui lui convient le mieux : au fond du tiroir... !!
25 juin 2007
Pas eu le temps...
... d'entretenir mon blog ces derniers temps. Trop de travail, et puis là, je suis malade. A deux jours des soldes, avec les horaires de fou que ça représente, c'est vraiment le moment. Et comme vous pouvez le constater, quand je suis patraque, je ronchonne... Mais dès que possible, je rédige un billet, j'ai (encore) un coup de gueule à pousser contre madame V., histoire de changer un peu... Et puis, je devrais bien trouver deux ou trois autres trucs à raconter...
20 mai 2007
Je ne dois plus être jeune...
Chez nous, depuis trois jours, c'est la Foire aux Croûtes...
Pour les fans du Journal de la Santé, non, ce n'est pas une manifestation à connotation médicale destinée à rassembler des fonds pour aider les chercheurs à lutter contre le psoriasis...
La Foire aux Croûtes, c'est trois jours d'exposition sur une petite place de notre quartier, rassemblant des artistes plus ou moins talentueux (mais tout est affaire de goût...) qui, dans le meilleur des cas, vendent leurs créations au public nombreux venu les admirer... Les mieux installés (et probablement dans tous les sens du terme) ont droit à de grands barnums avec accès payant, tandis que les autres affrontent au mieux le risque permanent des intempéries en abritant leurs oeuvres sous des tentes de fortune... Le bon y côtoie le moins bon, les personnalités affirmées dialoguent avec les artistes qui se cherchent encore, une scène musicale donne leur chance à des groupes pas toujours doués (je pense au jeune groupe du premier jour où guitariste, bassiste et chanteuse jouaient chacun leur partition, avec un demi-temps d'écart pour chacun d'eux...), tandis qu'un musicien surdoué, lui pour le coup, gratte les cordes de sa guitare dans un coin... C'est bon enfant, et la bière coule à flots à la buvette...
Le problème, pour nous, gens du voisinage, se révèle le soir... Les concerts éléctro-punk-rock-psychédéliques regroupent une population de jeunes et fervents adeptes, non pas de la musique, mais de la boisson alcoolisée nommée ci-dessus. La plupart arrivant au début du concert déjà imbibés plus que de raison, je soupçonne que la qualité du programme proposé ne soit pas un argument de poids... Tout l'après-midi, on les voit passer sous nos fenêtres en micro-groupes, le pack de Cro sous le bras (un pack par personne, cela va de soi...). Plus l'heure tourne, plus le pack est léger (ou renouvellé à la superette du coin) et plus la démarche se fait hésitante, et la voix éraillée... Vers 19h, répit : le concert va commencer, les packs de Cro sont sagement empilés sur la place... Sous surveillance constante de leurs propriétaires.
Là où ça se gâte, c'est à la fin du concert... Après quelques tentatives infructueuses pour retrouver son chemin, les micro-groupes s'arrêtent à l'endroit où l'abus de bière leur impose de stopper. Les plus chanceux habitent le quartier, et réussissent tant bien que mal à retrouver et leurs clés, et la serrure de leur appartement... Alors, comme tout ce joli monde a (il faut au moins leur reconnaître ça) un sens aigu de la solidarité, ceux qui ont un foyer invitent chez eux ceux qui ne retrouvent pas le leur... Et donc, pendant trois jours nuits, nous autres, qui ne faisons de la bière qu'une consommation modérée les jours de forte chaleur et qui avons le malheur de travailler toute la journée, même le samedi..., avons le droit de ne pas fermer l'oeil et d'oublier l'idée saugrenue qui nous avait effleuré de pouvoir enfin ré-cu-pé-rer.
En dehors de ce simple fait de ne pas pouvoir dormir (qui se cumule malencontreusement avec toutes les autres expériences nuitardes du voisinage dont j'ai déjà fait état...), ce qui me frappe le plus dans cette histoire, c'est la relation qu'entretienne ces jeunes avec l'alcool en général, et la bière en particulier. Ils ont, on va dire, entre 16 et 28 ans, et se "biturent la tronche" comme on croque des tablettes de chocolat. Le but n'est même pas de passer un bon moment ensemble à refaire le monde, c'est juste d'être bourré le plus vite possible, et s'éclater devant les discours incohérents et les démarches titubantes des uns et des autres. Et ben, moi, ça m'angoisse de voir ça... Je n'ai que quelques années de plus qu'eux, j'ai grandi dans la même société, avec les mêmes doutes et les mêmes questionnements sur l'avenir qui nous est réservé (le chômage, les diplômes qui ne valent que le prix du papier sur lequel ils sont inscrits, l'augmentation délirante du coût de la vie, l'incapacité d'envisager sérieusement de pouvoir bientôt s'installer comme nos parents avaient pu le faire...), mais je suis attérée, et je me sens totalement étangère à cette attitude, comme une vieille bique qui n'aurait pas su évoluer avec son temps ou une bourgeoise bon-chic-bon-genre qui n'a jamais eu à se poser de questions.
Dans la ville où je vis, la proportion de jeunes consommant de l'alcool à forte dose est en augmentation constante. Malgré l'instauration (depuis 1984, ça fait une paille!!) de "défis" où, pendant quelques jours, on leur propose de ne pas toucher à l'alcool (dans le genre "en êtes-vous capables?"), le résultat est là, tous les jours, dans la rue, quand je vais travailler ou quand je sors le soir... Les jeudis étudiants sur le parvis de la fac, avec des amas de verre cassé le lendemain matin, sont devenus la norme incontournable... La moindre manifestation culturelle donne lieu à des orgies de bière-whisky-gin-vodka. Le pire, je le vois dans la superette de mon quartier où, dès qu'approche la fin de semaine, les stocks d'alcool augmentent considérablement dans les rayons, à tel point qu'il faut se contorsionner pour passer entre les cartons de Cro et autres Despé, posés à même le sol... Superette qui est d'ailleurs devenue, et pour cause, le point de ralliement des alcooliques chevronnés et de ceux qui sont en passe de le devenir...
10 mai 2007
Billet à teneur hautement intellectuelle...
Plusieurs personnes m'encouragent à mettre sur ce blog des textes concernant mes recherches de thésarde... Même si je ne sais pas encore comment en parler sans faire fuir définitivement mes quelques lecteurs, c'est promis, c'est pour bientôt...
En attendant, voilà bien une chose sur laquelle je n'aurais jamais cru produire un billet : la Nouvelle Star de M6... Que Madame Patate me pardonne...
En règle générale (c'est-à-dire depuis deux ans, vu que j'avais pas la télé avant...), je me contentais de regarder les sélections. C'est très méchant, mais la nullité démesurée et non assumée de certains candidats m'assurait de passer une soirée d'hilarité, ce qui, par les temps qui courent, est toujours bon à prendre...
Cette année, alors que je ne regarde la Star Ac' que d'un oeil distrait quand je suis trop crevée pour réfléchir, et que je n'aime définitivement pas le concept de cette émission (et donc, oui, j'ai regardé -un peu-, ce qui me donne le droit de dire que je n'aime pas), je suis restée scotchée devant la Nouvelle Star... Pas seulement parce que chouchou est un ancien de M6 et qu'il peut me décrire par le menu les conditions de réalisation de l'émission comme si j'étais sur le plateau (est-ce vous savez, vous, quand le caméraman se casse la g***le ou quand l'ingénieur son a fait une fausse manip ??), mais surtout à cause de l'ovni du cru 2007... Qui, pas plus tard qu'hier soir, m'a laissée pantoise dans mon canapé, avec son interprétation très personnelle de la chanson des midinettes prépubères d'Alizée, "Moi Lolita"...
Perso, je préfère, et de loin, la version de Julien...
Je vous laisse juges...
http://www.dailymotion.com/video/x1xtgc_julien-moi-lolita-nouvelles-stars
07 mai 2007
'tain, on en tient pour cinq ans...

Je ne sais pas. J'ai encore un doute. J'hésite entre la colère et l'amertume. Ce qui est sûr, c'est que les cinq prochaines années ne vont pas être roses (sans faire de jeu de mots...). La belle devise au fronton des mairies et des écoles (surtout vu ce qui attend les écoles...) va-t-elle garder son sens ?? Pas sûr...
Ca craint...
PS : Merci Bellzouzou pour l'illustration estampillée RF de ce billet, c'est sur son blog que je l'ai trouvée...
25 avril 2007
Nos voisins les hommes... (le retour du retour du come-back)
Ca y est, ils sont de retour...
Après près d'un mois de tranquillité, nos chers voisins recommencent... Dans une moindre mesure, certes, on n'entend plus les meubles bouger jusqu'à pas d'heure, mais assez quand même pour raccourcir considérablement nos nuits. Je devrais dresser le programme télé de leur semaine, vu que le volume est assez fort pour suivre exactement ce qu'ils regardent. J'ai juste la flemme de me relever à deux heures du mat' pour chercher dans le programme télé le titre exact (ben oui, pas celles que nous on regarde, forcément...). Je maudis le cable, parce qu'au moins, avec seulement les chaînes hertziennes, les programmes de la nuit sont tellement limités pour les non-intellos que ça les obligerait peut-être à dormir...
Cette fois-ci, on a bien compris que, forcément, ce n'était pas eux les coupables, que, forcément, ce n'était pas de leur faute, que, forcément, ça ne pouvait pas être la demoiselle puisqu'elle travaille en soirée (mais bizarrement, son chéri, lui, il est là... Mais il a peut-être pas le droit de regarder la télé tout seul ??? Je me tape le c** par terre de rire suis perplexe...). Donc, on n'a pas pris la peine d'aller sonner à leur porte au beau milieu de la nuit (l'opération "se lever, remettre ses vêtements, sortir dans le couloir, sonner à leur porte avec l'oeil gauche à demi conscient de ce que fait l'oeil droit", merci, mais non merci). Nooonn... Nous, on a opté pour un courrier de deux pages adressé à notre propriétaire, lui récapitulant toute l'histoire depuis "the very beginning", avec mention de l'attitude particulièrement... comment dire... puante dégueulasse à ch**r hum..., déplacée, du syndic, lequel est, je vous le rappelle, l'heureux propriétaire de l'appartement concerné... Le courrier est parti hier...
Et pof ! Tout à l'heure, le téléphone sonne... Notre propriétaire vient aux nouvelles. Ben dites donc, rapide et efficace ! Elle nous a posé quelques questions, a écouté nos arguments, y a visiblement souscrit et, cerise sur le gâteau (si l'on peut dire...), a admis que dans l'histoire, le plus gros problème... c'était le syndic... Chouette ! On avait bien besoin de ça... "Vous savez, ce n'est pas quelqu'un de facile..." Ah oui, mais ça, je m'en fous comme de mon premier pyjama en pilou (euh non... En réalité, j'ai toujours mon premier pyjama en pilou dans l'armoire, mais faut pas l'dire à Chouchou...) comme de ma première chemise ! Moi, je veux juste pouvoir dormir... sans boules Quiès, sans somnifères, sans risquer de m'étouffer en mettant la tête sous l'oreiller au lieu de sur l'oreiller... En gros, ce co**ard brave homme ne tolère pas qu'on lui dise qu'il y a un problème avec SON appartement...
Après 20 minutes de discussion, nous avons demandé que le syndic soit tenu d'afficher le règlement de copropriété dans le hall de l'immeuble, afin que nul ne puisse l'ignorer, et qu'il rappelle à l'ordre SES locataires. La propriétaire nous a également demandé si nous accepterions de participer à une réunion rassemblant tous les résidents et propriétaires de l'immeuble, afin que soit évoqué le problème. A quoi nous avons dit un oui franc et massif... Elle se charge donc de contacter le syndic pour lui signifier ses obligations (Chouchou a évoqué un possible déménagement si rien n'était fait pour ramener le calme...) et, comme on n'est pas des rats, on va aller nous même prévenir les locataires du dessus de ce qui se passe, histoire de ne pas les prendre en traîtres...
On est sympas sur ce coup-là, non ??
23 avril 2007
Un comportement qui en dit long...
Lu dans Télérama il y a quelques jours...
Le candidat arrivé en tête du premier tour (oui, je ne cite pas de noms sur ce blog, et surtout pas ceux qui fâchent...) vient faire une émission politique sur France 3... Il se fait maquiller dans sa loge, et pique une colère à propos des dirigeants de la chaîne qui ne sont même pas venus le saluer (un comble, non ???). Réaction du candidat en question : "de toute façon, si je suis élu, ceux-là peuvent dire adieu à leur job !"...
Un bel exemple de l'idée que ce monsieur se fait de la démocratie et de la liberté d'expression...
16 avril 2007
Résolution n° 7
Au mois de janvier, j'avais, un peu à la dernière minute, décidé de faire comme (presque) tout le monde, et de prendre quelques bonnes résolutions pour 2007... Bon, d'accord, j'avais opéré une sélection draconnienne au préalable, en ne choisissant que des trucs dont je savais pertinemment que j'étais capable de les tenir, faut pas pousser non plus... J'ai ma fierté...
Et donc, aujourd'hui, 16 avril 2007, j'ai l'insigne honneur la joie de vous annoncer que la résolution n° 7 vient d'être tenue in extremis brillamment.
Bon, pour ceusses pi seulèsses qui n'ont pas suivi, je vous rappelle de quoi il s'agit (non, ne me remerciez pas...) :
"7. Vaincre le syndrome de la page blanche et boucler mon article de l'année dernière."
Yeeees, c'est fait ! Je l'ai mailé hier matin au coordinateur de l'ouvrage, qui m'a en retout expédié ses plus vifs remerciements. Il faut dire que la date limite de dépôt était fixée au... 16 avril... Oups ! J'ai failli passer à côté !!!
Pour les curieux, des précisions s'imposent... Comme vous le savez (ou pas...), je suis depuis quelques années chargée de cours dans la fac de ma bonne ville, rattachée au département d'histoire au milieu d'une quinzaine d'enseignants de tout poil de tout grade. L'an dernier, l'un de mes chers collègues (celui-là n'était pas un "cher"...) part en retraite (ouf de soulagement). Aussi sec, pour fêter ça pour lui signifier toute l'estime que nous avons pour lui, décision est prise de lui concocter un volume de ce qu'on appelle traditionnellement des "Mélanges", c'est-à-dire un recueil d'articles rédigés par ses amis et collègues, sur des thèmes de recherche qui lui sont familiers, lesdits articles devant tous comporter l'édition d'un document inédit, histoire qu'on ne bâcle pas l'affaire en ressortant une vieillerie du fond d'un tiroir, en se disant que ça passera inaperçu... Comme j'étais en relation avec ce brave homme cet enseignant-chercheur dans le cadre de ma thèse (oui oui, c'est lui qui m'a dit après cinq ans de recherches que, de toute façon, il savait depuis le début que mon sujet n'était pas valable...), on m'a proposé de rajouter ma petite pierre à l'édifice.
Petit cas de conscience : je n'ai aucune estime pour ce type, ni en tant qu'homme ni en tant que prof (qui fait depuis vingt ans le même cours sans en déplacer la moindre virgule...), mes relations avec lui se limitent à une poignée de main au début des rares réunions de département auxquelles je parviens à assister, mais pourquoi diable aller lui faire l'offrande d'un aspect inédit de mon travail ??
Ben parce que, de temps en temps, il faut savoir laisser sa bonne conscience au placard, et se servir des occasions qui passent... Je n'aime pas cet homme, c'est un fait, mais je brigue une carrière équivalente à la sienne (en mieux hein, moi je change le contenu intégral du cours tous les deux ans maximum...) et pour ça, il faut faire parler de môa... Petit calcul rapide : prof connu, co-auteurs du livre connus (et reconnus), grosse maison d'édition universitaire (pour la publication de ma future thèse le jour où j'arriverai à la finir...), publication d'envergure... Ca fait toujours chic sur un cv.
Alors, aujourd'hui, c'est officiel, je n'ai pas laissé passer le coche (et j'ai tenu ma septième résolution). J'attends de savoir quand l'ouvrage sera publié et la tête que je ferai quand je l'aurai entre les mains.
Bon, j'ai aussi tenu ma résolution n° 5, je ne chante plus sur Lara Fabian (ni sur rien d'autre d'ailleurs), pour ne pas me faire insulter par les voisins. Vu l'épaisseur des cloisons dans notre nouveau logis, ça me paraît être une déicision plus que raisonnable...







